- COURS NIVEAU 1 SCOLIOSE SCHROTH ISST
- SCHROTH Traitement de la Scoliose Non Chirurgicale
- Matériels Schroth | Traitement Scoliose
- Schroth Enfant et Adulte | Traitement Scoliose
- L’objectif de Schroth en France | Traitement Scoliose
- Complémentarité Schroth | Traitement Scoliose
- Nouvelles Compétences Schroth | Traitement Scoliose
- Schroth Traitement de la Scoliose aujourd’hui
- Parcours de Sarah Schroth | Traitement Scoliose
- Déroulement de la formation Schroth | Traitement Scoliose
- Certification Schroth | Traitement Scoliose
- Études scientifiques Schroth | Traitement Scoliose
- L’intérêt de la formation Schroth Traitement Scoliose
- Conseils aux professionnels Schroth | Traitement Scoliose
- Atelier Découverte Schroth | Traitement Scoliose
COURS NIVEAU 1 SCOLIOSE SCHROTH ISST
SCHROTH Traitement de la Scoliose Non Chirurgicale
Joffrey :
Bon, eh bien salut Sarah !
Sarah :
Salut Joffrey !
Joffrey :
Alors aujourd’hui, on est à Lézardrieux, dans le cabinet où tu exerces en tant que kinésithérapeute.
Et dans cette vidéo, tu vas nous présenter une formation que tu développes autour de la méthode Schroth.
Est-ce que tu peux nous expliquer en quoi consiste cette méthode, et ce qu’elle apporte dans le traitement de la scoliose ?
Sarah :
Oui, bien sûr. D’abord, je vais vous expliquer ce qu’est la méthode Schroth.
C’est une méthode non chirurgicale, spécifique au traitement de la scoliose.
Elle a été développée par une Allemande dans les années 1920, et elle est maintenant pratiquée dans plus de 30 pays.
Il existe des formations certifiées dans ces pays… mais pas encore en France.
À ce jour, il n’existe pas de formation Schroth officielle et reconnue ici.
Joffrey :
Et justement, avant de te lancer dans le projet de faire venir cette formation en France, tu as déjà créé un institut à Singapour.
Là-bas, vous formez des professionnels de santé à la méthode Schroth, et vous suivez aussi des patients, c’est bien ça ?
Sarah :
Tout à fait, oui.
Joffrey :
Tu peux nous en parler un peu plus en détail ?
Sarah :
Oui. En fait, la méthode Schroth est basée sur des exercices qui permettent d’améliorer la posture en trois dimensions.
Parce que la scoliose, c’est une pathologie complexe.
Elle ne touche pas seulement un plan — comme celui qu’on voit sur une radio, avec la courbure en forme de « S » par exemple — mais elle affecte les trois plans de l’espace.
Aujourd’hui, on regarde souvent uniquement le plan frontal, celui qu’on voit sur une radio de face : on mesure les courbures, par exemple 50° au niveau dorsal, 30° au niveau lombaire, et on essaie de corriger ça. Mais ce n’est pas suffisant.
La scoliose implique aussi une rotation de la colonne, dans le plan transverse, et des modifications dans le plan sagittal, c’est-à-dire quand on regarde le patient de profil.
Joffrey :
Et là, on voit souvent un effacement des courbures naturelles de la colonne, c’est ça ?
Sarah :
Exactement. Normalement, on a une courbure en lordose au niveau cervical, une cyphose au niveau dorsal, puis de nouveau une lordose lombaire.
Mais chez les personnes atteintes de scoliose, ces courbes sont souvent atténuées : la colonne apparaît plus droite que ce qu’elle devrait être.
Et ça, c’est problématique, car ces courbures sont essentielles pour absorber les charges et éviter les douleurs.
Joffrey :
Oui, on l’a d’ailleurs expliqué dans les conférences et ateliers qu’on a faits ensemble sur le guide : Bien-Être du Dos.
Ces courbures permettent non seulement de mieux supporter les charges, notamment quand on porte du poids, mais elles sont aussi essentielles pour la bonne répartition des pressions sur les disques intervertébraux.
D’où l’intérêt de les préserver ou de les restaurer autant que possible.
Sarah :
Oui, complètement. Et justement, avec la méthode Schroth, on travaille en 3D.
On ne se contente pas de « redresser » une courbe sur une radio.
On prend en compte l’ensemble de la posture, en agissant sur les trois plans de l’espace.
Joffrey :
Et dans la pratique, les exercices de la méthode Schroth, ça consiste en quoi ?
Sarah :
Alors, on travaille principalement sur trois éléments :
- D’abord, l’élongation, pour redonner de la verticalité à la colonne.
- Ensuite, la dérotation, pour agir sur le plan transverse et corriger la torsion de la colonne.
- Et enfin, la respiration, qui joue un rôle essentiel.
Avec la scoliose, certaines zones du thorax — les zones dites concaves — sont moins utilisées à la respiration.
En rééduquant la respiration dans ces zones, on peut améliorer la mobilité de la cage thoracique et même participer à une forme de dérotation de la colonne.
Joffrey :
Donc, la méthode Schroth, c’est à la fois du travail postural, musculaire, et respiratoire, adapté à chaque type de scoliose ?
Sarah :
Exactement. C’est une approche très individualisée.
Et dans la formation, on apprend aux professionnels à identifier les différents types de scoliose, à adapter les exercices à chaque patient, et à intégrer tous ces paramètres pour une prise en charge plus complète et plus efficace.
Matériels Schroth | Traitement Scoliose

Joffrey :
Et puis voilà, au niveau du matériel, c’est pas comme si on avait besoin de machines sophistiquées ou de gadgets high-tech. Finalement, c’est assez simple, non ? Vous utilisez des coussins, du riz…
Sarah :
Oui, exactement. Je vais vous expliquer un peu les équipements qu’on utilise avec la méthode Schroth.
Au-delà de bien connaître tous les principes de la méthode — comme la respiration, la correction posturale, l’auto-élongation — on utilise du matériel, mais du matériel très accessible.
Joffrey :
Genre ce qu’on retrouve dans n’importe quel cabinet de kiné, en fait ?
Sarah :
Oui, tout à fait. La méthode repose beaucoup sur l’utilisation des espaliers, par exemple. Ils sont très utiles pour créer une élongation, mais aussi parce qu’en poussant ou en s’auto-grandissant contre l’espalier, on arrive à corriger certaines déviations de la colonne.
Et puis, pour les patients, c’est un excellent support pour mieux ressentir et comprendre leur corps pendant les exercices.
À côté de ça, on utilise aussi des bâtons simples, comme des manches à balai. Idéalement d’1,80 m ou 2 m, pour accompagner certains mouvements.
On peut aussi prendre des serviettes qu’on roule pour en faire de petits coussins, ou même fabriquer des coussins remplis de riz. Ces accessoires nous aident à travailler sur la correction de la rotation, ou à ajuster la posture pendant les exercices.
Et bien sûr, on utilise aussi les tapis de sol, et parfois des blocs de yoga.
Joffrey :
Donc clairement, pas besoin d’investir dans du matériel compliqué ou coûteux pour traiter la scoliose avec cette méthode.
Sarah :
Non, c’est vraiment une approche accessible à tous, avec des outils simples mais très bien pensés.
Schroth Enfant et Adulte | Traitement Scoliose

Joffrey :
Et concernant cette méthode… on peut l’utiliser chez des patients de quel âge ?
Sarah :
La méthode Schroth s’adresse aussi bien aux adolescents qu’aux adultes.
Chez les adolescents, l’objectif principal est de prévenir une éventuelle chirurgie. Parce qu’à partir d’un certain seuil — souvent autour de 40° de courbure — on recommande rapidement une intervention chirurgicale, sans forcément considérer d’autres alternatives comme les exercices thérapeutiques.
Et c’est dommage, parce qu’à cet âge, le squelette n’est pas encore mature.
Il y a encore une vraie marge de progression grâce au travail postural, à la respiration, et à la dérotation.
Une fois qu’on a parlé de chirurgie à un adolescent, ou à ses parents, ça peut bloquer toute autre approche.
On implante déjà dans leur esprit que seule l’opération peut “traiter”.
Joffrey :
Et pourtant, la chirurgie reste une méthode très invasive, avec des risques non négligeables.
On parle de la colonne vertébrale, avec la moelle épinière à l’intérieur, donc tout le système nerveux peut être impacté.
Sarah :
En effet, il peut y avoir des complications à court ou long terme, et ce n’est pas toujours pris en compte dans les premières discussions.
Et aujourd’hui, on voit de plus en plus de cas, chez les enfants comme chez les adultes, de scolioses qui pourraient être prises en charge autrement.
Chez les adultes, c’est un peu différent.
Certains pensent qu’il n’y a plus rien à faire parce que leur squelette est “figé”, mais c’est faux.
Avec la méthode Schroth, on peut réduire considérablement les douleurs.
Chez l’adulte, l’objectif n’est pas de modifier la courbure osseuse comme chez l’enfant, mais plutôt d’améliorer la posture et de soulager les tensions, notamment dans les zones concaves où la pression est souvent forte.
Joffrey :
Oui, c’est intéressant. Chez les enfants et ados, on agit davantage sur la structure, et chez l’adulte, on agit surtout sur la fonction, la posture et les douleurs.
Sarah :
Exactement. Et même si on ne voit pas forcément un changement immédiat sur les radios chez l’adulte, on constate très souvent une évolution visible sur les photos, au fil des séances.
Et surtout, les patients ressentent moins de douleurs, et se tiennent plus droit.
Donc oui, que ce soit chez l’enfant ou chez l’adulte, la méthode a un vrai impact — simplement,les objectifs sont différents.
Joffrey :
Oui, et c’est ce qui est très intéressant : chez l’enfant, on peut encore influencer la croissance et éviter une opération. Et chez l’adulte, même si la scoliose reste visible, il y a une amélioration marquée de la posture et une réduction des douleurs.
On voit bien la différence, parfois même en quelques séances, entre le “avant/après” en photo.
L’objectif de Schroth en France | Traitement Scoliose
Joffrey :
Et toi, justement, quel est ton objectif en apportant cette formation Schroth en France ? Qu’est-ce qui t’anime dans cette démarche ?
Sarah :
Honnêtement, je trouve ça vraiment dommage qu’en France, on n’ait pas encore accès à cette méthode, alors qu’elle est pratiquée dans plus de 30 pays dans le monde.
La méthode Schroth est aujourd’hui reconnue comme la plus efficace parmi les approches non chirurgicales pour traiter la scoliose, et pourtant, elle reste absente de la formation professionnelle en France.
Mon objectif, c’est donc de former les professionnels de santé — les kinésithérapeutes, les ostéopathes, les chiropracteurs, les kinésiologues… — pour qu’ils puissent prendre en charge les patients de manière spécifique, sans avoir recours systématiquement à la chirurgie.
Joffrey :
Oui, parce que c’est une pathologie qui nécessite vraiment une approche personnalisée.
Sarah :
Exactement. La scoliose est une affection complexe, tridimensionnelle, et surtout très individuelle.
Même deux patients ayant une courbure identique — par exemple la même déviation en degrés — ne bénéficieront pas des mêmes exercices.
C’est ce qui rend la méthode Schroth unique : elle repose sur une classification précise des scolioses (en fonction des courbures au niveau thoracique, lombaire, bassin, etc.), mais au-delà de ça, elle s’adapte à chaque personne.
On peut avoir deux patients avec la même classification… et pourtant, le protocole d’exercices sera complètement différent, selon leur posture, leur souplesse, leur respiration, etc.
Joffrey :
Donc on n’est jamais dans du standardisé, générique.
Sarah :
Jamais. Tout est individualisé.
Et c’est ce qui manque souvent dans la prise en charge actuelle.
Même si aujourd’hui la méthode Schroth n’est pas encore reconnue officiellement comme traitement médical en France, elle a fait ses preuves à l’international, et je pense qu’il est vraiment temps de la proposer ici, pour offrir une alternative non invasive et efficace aux patients.
Complémentarité Schroth | Traitement Scoliose

Joffrey :
Ce que tu partages aussi, c’est que la méthode Schroth ne s’oppose pas aux traitements classiques, comme la pose d’un corset.
Au contraire, elle vient en complément.
Le patient bénéficie à la fois d’une approche passive avec le corset, et d’une approche active avec les exercices, qui responsabilise aussi bien le patient que ses parents, surtout quand il s’agit d’adolescents.
C’est donc une approche globale et cohérente du traitement de la scoliose.
Sarah :
Exactement.
C’est ce qu’on prend le temps d’expliquer aux patients : à partir de 25° de courbure, chez un enfant ou un adolescent dont le squelette n’est pas encore mature, le port du corset devient nécessaire.
Oui, la méthode Schroth est très efficace — mais si on est au-delà de 25°, les exercices seuls ne suffisent pas à corriger la déviation.
Ils peuvent aider à maintenir ou stabiliser la courbure, mais le corset est indispensable pour espérer une vraie amélioration.
Donc ce n’est pas l’un ou l’autre : c’est la combinaison des deux qui donne les meilleurs résultats.
Comme tu l’as très bien dit, c’est une approche complémentaire, pas opposée.
Nouvelles Compétences Schroth | Traitement Scoliose

Joffrey :
Ce qui est aussi très intéressant, c’est que les kinés formés à la méthode Schroth, même si elle est spécifique à la scoliose, vont acquérir des compétences transférables à d’autres pathologies du dos.
Est-ce que tu peux nous en dire quelques mots ?
Sarah :
Oui, bien sûr.
Par exemple, la méthode Schroth n’est pas utilisée uniquement pour la scoliose : elle permet aussi de traiter d’autres déformations de la colonne, comme la cyphose.
Quand un patient vient avec des douleurs de dos sans scoliose, on regarde aussi le plan sagittal, c’est-à-dire la posture de profil.
Est-ce qu’il y a trop de cyphose ? Un manque de lordose lombaire ou cervicale ?
Et avec certains exercices appris dans la méthode Schroth, on peut aussi corriger ces déséquilibres posturaux.
C’est donc une approche très utile même en dehors de la scoliose.
Joffrey :
Oui, comme dans le cas de la maladie de Scheuermann, par exemple, où cette méthode pourrait limiter l’aggravation de la courbure cyphotique, non ?
Sarah :
Exactement.
La méthode peut vraiment aider à soulager les douleurs et à prévenir l’évolution de ce type de pathologies.
Schroth Traitement de la Scoliose aujourd’hui
Joffrey :
Actuellement, comment les kinés traitent-ils la scoliose en France ?
Sarah :
Quand je discute avec des patients qui ont vu d’autres praticiens avant moi, ils me disent souvent que les exercices prescrits étaient très génériques.
Par exemple, on leur propose du gainage, du renforcement musculaire global, mais rien de réellement spécifique à leur type de scoliose.
Donc oui, ces exercices peuvent renforcer les muscles, mais ils n’agissent pas directement sur la courbure, car ils ne prennent pas en compte la classification précise de la scoliose.
Résultat : peu d’amélioration visible au niveau de la colonne.
Joffrey :
Et puis il y a un autre point important : certains parents sont parfois réticents à l’idée de faire porter un corset à leur enfant.
L’intérêt de la méthode Schroth, c’est qu’elle peut justement les rassurer : en expliquant que le corset ne s’oppose pas aux exercices, mais qu’au contraire, il les complète.
Ça peut même les encourager à accepter le corset, car ils comprennent que l’association des deux traitements est bien plus efficace.
Sarah :
Exactement.
Parce que le corset, c’est une approche passive, et souvent ni les parents ni les enfants ne se sentent impliqués dans le traitement.
Avec la méthode Schroth, on responsabilise les patients, on leur montre que leur implication est essentielle.
Et surtout, ce n’est pas un traitement temporaire : même une fois adulte, il faut continuer les exercices, car avec le vieillissement, les déformations peuvent s’accentuer.
La scoliose ne disparaît pas complètement, les concavités restent, donc c’est un entretien à vie, pour maintenir une bonne posture et limiter les douleurs.
Parcours de Sarah Schroth | Traitement Scoliose

Joffrey :
Et c’est vrai que la méthode Schroth, à la base, elle a été créée par Katharina Schroth, qui elle-même était atteinte de scoliose.
C’est ça qui l’a poussée à développer cette approche spécifique pour traiter une pathologie qui, encore aujourd’hui, reste difficile à prendre en charge pour certains praticiens.
Et d’ailleurs, un très bon exemple de patiente devenue praticienne de Schroth, c’est toi !
Sarah :
Oui, c’est vrai.
J’ai moi-même une scoliose, et c’est ce qui m’a vraiment motivée à apprendre cette méthode, d’abord pour me soigner, mais aussi pour aider les autres patients.
Quand je suis allée en Allemagne pour me former, j’ai été impressionnée : j’ai vu des patients avec plus de 70° de courbure, et pourtant, aucune gibbosité visible, une posture presque normale.
C’est là que j’ai été convaincue que la méthode fonctionnait réellement.
Je l’ai ensuite appliquée pour moi-même, et j’ai vu des changements très nets, notamment au niveau de ma gibbosité.
Pourtant, mon squelette était déjà mature, et plusieurs médecins m’avaient dit qu’il n’y avait plus rien à faire, que les exercices ne changeraient rien.
Mais avec cette méthode, j’ai vu des résultats, ce qui m’a donné envie d’aller plus loin : j’ai ouvert un institut à Singapour, puis développé les formations là-bas, et bientôt en Australie…
Et maintenant, mon objectif, c’est de pouvoir proposer cette formation Schroth en France, j’espère dès cette année.
Déroulement de la formation Schroth | Traitement Scoliose

Joffrey :
Et justement, cette formation Schroth, comment elle se déroule concrètement ?
Est-ce que c’est plutôt de la théorie ? De la pratique ? Est-ce que c’est en présentiel ? Tu peux nous expliquer un peu tout ça ?
Sarah :
Oui, bien sûr.
En fait, la formation est divisée en deux parties de 5 jours, donc 10 jours au total, ce qui en fait une formation assez intensive.
Elle est en présentiel et comporte une certaine exigence.
La première partie, ce sont 5 jours durant lesquels on va vraiment apprendre à comprendre et classifier les scolioses.
C’est là que les praticiens vont acquérir une base solide de connaissances sur la scoliose, pour pouvoir ensuite adapter des exercices spécifiques à chaque classification.
À la fin de cette première partie, il y a un examen écrit, composé d’une dizaine de questions.
Il faut obtenir au moins 76 % de bonnes réponses pour pouvoir accéder à la deuxième partie.
La deuxième partie, c’est à nouveau 5 jours.
Elle permet d’approfondir ce qui a été vu précédemment, en présentant notamment plus d’exercices Schroth, en abordant les cas post-chirurgicaux, les contre-indications, ou encore les adaptations possibles chez les patients atteints de cancer.
Là encore, il y a un examen, mais cette fois pratique : on vous présente un cas clinique (un patient avec une certaine classification de scoliose), et vous devez proposer les exercices adaptés, parfois les dessiner, et les montrer.
Joffrey :
Et est-ce que les participants repartent avec des supports pour continuer à s’y référer ensuite ?
Sarah :
Oui, bien sûr. Chaque participant reçoit un manuel très complet, avec tous les exercices et les informations sur la méthode Schroth.
Personnellement, je me sers encore aujourd’hui de mon manuel de 2012 : dès que j’ai un doute, je m’y replonge.
Donc c’est vraiment un outil de référence à long terme pour les praticiens.
Joffrey :
Et du coup, entre la première et la deuxième partie, il y a un délai de combien de temps à prévoir ?
Sarah :
En général, entre 3 et 6 mois.
L’idée, c’est que les praticiens aient le temps de mettre en pratique tout ce qu’ils ont appris lors de la première partie, de se familiariser avec les classifications, et de commencer à appliquer les exercices avec leurs patients.
Comme ça, ils arrivent à la deuxième partie mieux préparés, avec déjà un retour d’expérience.
Joffrey :
Oui, donc ça permet à la fois de consolider les acquis et de venir avec des situations concrètes, vécues avec leurs patients.
Sarah :
Exactement. Et en plus, ça leur permet d’enrichir leur pratique, parce que la scoliose, c’est vraiment une niche, une spécialisation.
Donc cette formation leur apporte des outils précieux, non seulement pour traiter la scoliose, mais aussi d’autres pathologies du dos.
Certification Schroth | Traitement Scoliose

Joffrey :
Donc, à la fin de la formation, si les praticiens réussissent les évaluations de la partie 1 et de la partie 2, ils reçoivent une certification reconnue par la méthode Schroth, c’est bien ça ?
Quel est l’intérêt de cette certification ?
Sarah :
Oui, tout à fait.
Cette certification est internationale, ce qui est un énorme avantage.
Concrètement, un patient qui cherche un praticien formé à la méthode Schroth peut simplement faire une recherche sur Internet — et il tombera sur notre site officiel, où tous les praticiens certifiés sont listés.
C’est important, parce que dans certains pays, comme en France, les kinés n’ont pas le droit de faire de publicité personnelle.
Mais avec cette reconnaissance, les patients peuvent nous trouver facilement, sans avoir à faire soi-même sa propre communication.
Joffrey :
Donc ça permet de gagner en visibilité, et d’attirer naturellement les patients intéressés par cette méthode.
Sarah :
Exactement.
Études scientifiques Schroth | Traitement Scoliose

Joffrey :
Tu nous as aussi parlé un peu des études scientifiques autour de la méthode Schroth.
Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ?
Sarah :
Bien sûr.
Il faut savoir que la recherche sur la méthode Schroth est relativement récente.
Mais chaque année, il y a des conférences internationales dédiées à la scoliose, où l’on voit de plus en plus de présentations sur la méthode Schroth, avec des praticiens, des chirurgiens, des chercheurs qui partagent leurs travaux.
Parfois, ce ne sont pas encore des études scientifiques au sens strict, mais on voit déjà des présentations très parlantes, avec des photos avant/après, montrant l’évolution posturale de patients suivis par cette méthode.
Et ça, même en seulement 5 minutes d’application, on peut voir des changements visibles sur la posture — j’ai moi-même fait des démonstrations de ce type à l’Institut à Singapour.
Joffrey :
Oui, c’est ce qui est vraiment impressionnant : même sans des centaines d’études, on a des résultats concrets, visibles sur le terrain.
Sarah :
Exactement. La réalité clinique parle d’elle-même.
On voit une amélioration visible de la posture, et c’est ce qui donne confiance aux praticiens comme aux patients.

L’intérêt de la formation Schroth Traitement Scoliose
Joffrey : Donc, les kinés qui obtiennent cette certification Schroth, quel est l’avantage pour eux ?
Sarah : En fait, pour les praticiens, l’avantage est double.
D’abord, cette certification leur permet de prendre en charge des patients beaucoup plus complexes, car, comme je l’ai expliqué plusieurs fois, la scoliose est une pathologie très complexe.
Ensuite, cela leur permet d’attirer un type spécifique de patientèle, puisqu’il s’agit d’une spécialisation.
Cela élargit également le champ d’expertise du praticien.
Et, au-delà de tout cela, cette formation est un gage de reconnaissance internationale.
Joffrey : Donc, si un praticien a des patients dont il ne parvient pas à traiter correctement la scoliose, cette méthode lui offre des outils et des solutions.
Et en plus, il est inscrit dans le répertoire des professionnels certifiés méthode Schroth au niveau international, ce qui lui donne une certaine reconnaissance dans le milieu ?
Sarah : Exactement. Cela leur donne une reconnaissance dans leur domaine.
De plus, les principes qu’ils vont acquérir pendant cette formation ne s’appliquent pas uniquement à la scoliose, mais peuvent aussi être transférés à d’autres pathologies du dos.
C’est donc un réel avantage, non seulement pour traiter la scoliose, mais aussi pour améliorer leur approche thérapeutique dans d’autres contextes.
Conseils aux professionnels Schroth | Traitement Scoliose
Joffrey : Pour finir, quel message voudrais-tu adresser aux kinés qui hésitent à faire cette formation ?
Sarah : Pour les praticiens qui hésitent, je dirais que cette formation est à la fois concise, structurée, efficace et fondée sur des bases scientifiques solides.
C’est un excellent investissement, tant pour les patients que pour nous-mêmes en tant que praticiens.
Joffrey : Ça semble être une bonne expérience, et en plus, c’est en petit comité, non ? Je crois qu’il n’y a pas plus de 14 participants par formation.
Sarah : Oui, exactement. Je n’avais pas mentionné ça, mais en effet, nous limitons le nombre de participants à 14, ce qui permet aux formateurs de s’assurer que chaque participant puisse bien maîtriser la méthode et répondre à toutes les questions pendant la formation.
Atelier Découverte Schroth | Traitement Scoliose

Joffrey : D’accord. Et pour faire découvrir cette méthode Schroth en France, tu proposes des ateliers de présentation, c’est ça ?
Sarah : Oui, tout à fait. Je vais commencer par organiser des ateliers dans notre cabinet en Bretagne pour les kinés ou les praticiens qui souhaiteraient venir découvrir comment nous travaillons avec les patients.
Je ne suis pas la formatrice en soi, mais plutôt l’organisatrice de cette formation.
Avec 13 ans de pratique et de connaissances sur cette méthode, je suis ravie de partager ce savoir-faire avec les praticiens qui ont des doutes ou qui souhaitent comprendre ce que nous faisons pendant les exercices.
Joffrey : Donc, si des kinés veulent venir avec des groupes, n’hésitez pas à contacter Sarah pour organiser des sessions.
Vous pourrez voir concrètement les exercices avec une patiente ou un patient et observer les résultats, même en seulement 5 minutes.
Sarah : Tout à fait.
Joffrey : Et si jamais des kinés souhaitent organiser un événement ailleurs, tu pourras te déplacer si le nombre de participants est suffisant, c’est ça ?
Sarah : Oui, tout à fait. Si le groupe est suffisamment grand, je pourrais me déplacer.
Joffrey : N’hésitez donc pas à contacter Sarah pour plus d’informations sur la méthode et la façon dont elle travaille.
Et bien sûr, si vous n’êtes pas de la région, venez en Bretagne, c’est une belle région !
Sarah : Oui, c’est une belle région.
Joffrey : Et ainsi, vous pourrez découvrir une méthode pour traiter la scoliose, qui, malheureusement, n’est pas encore suffisamment prise en charge en France. Merci, Sarah !
Sarah : Merci, Joffrey !




Bonjour,
je suis kinésithérapeute dans le sud est de la France et je serais intéressée par la formation Schroth.
Pourriez vous me donner quelques informations:lieux, dates, tarifs?
Bien cordialement,
Nathalie DEVAUX
Bonjour Nathalie,
Merci pour votre commentaire.
Concernant la formation Schroth, je vous conseil de contacter directement Sarah par mail : scolioseschrothfrance@gmail.com
Elle répondra à toutes ces demandes d’informations.
Bien à vous,
Joffrey
Bonjour
Je suis atteinte de scoliose et souhaiterai savoir si vous pouvez m’indiquer des kinésithérapeutes pratiquant la méthode Schroth.
J ai 66 ans et habite dans le sud-ouest, région Aquitaine.
En vous remerciant par avance
Cordialement
Josiane Lacroze
Bonjour Josiane,
Voici la liste des praticiens de la méthode Schroth en France ; https://www.isstschrothmethod.com/country-state/france/
N’hésitez pas à contacter Sarah pour en savoir plus : scolioseschrothfrance@gmail.com
Bien à vous,
Joffrey
Bonjour
Je vous remercie infiniment, désolée de ce retour tardif…
Cordialement