- PHASE 1 – Apaisement et Réparation | Microbiote Intestinal
- PHASE 2 – Aliment Solide | Microbiote Intestinal
- PHASE 3 – Fruits Mûrs | Microbiote Intestinal
- PHASE 4 – Légumes Crus | Microbiote Intestinal
- PHASE 5 – Légumes Amylacés | Microbiote Intestinal
- PHASE 6 – Produits laitiers Fermentés | Microbiote Intestinal
- PHASE 7 | Légumineuses | Microbiote Intestinal
- PHASE 8 – Céréales sans gluten | Microbiote Intestinal
- PHASE 9 – Céréales avec Gluten | Microbiote Intestinal
- PHASE 10 – Produits Transformés | Microbiote Intestinal
- MANGER SAINEMENT | Microbiote Intestinal
Important : ce protocole est à but informatif.
Il ne remplace pas un avis médical.
En cas de maladie digestive ou chronique, consultez un professionnel de santé qualifié.
Troubles psychologiques, maladies auto-immunes, déséquilibres hormonaux, obésité, diabète…
Autant de pathologies étroitement liées à l’état de notre système digestif.
Comme cela a été mon cas, si vous souffrez de troubles digestifs sévères — douleurs abdominales, flatulences excessives, alors cet article de blog pourrait réellement vous aider.
Améliorer la santé de son système digestif, c’est améliorer sa santé globale.
Je vous partage un protocole alimentaire en 10 phases pour régénérer la paroi intestinale et restaurer une flore bactérienne saine.
Bien sûr, pour obtenir des résultats durables, il est essentiel de considérer l’ensemble du mode de vie : sommeil, activité physique, relations sociales, gestion du stress et des émotions
En attendant les prochaines vidéos sur cette thématique, je vous invite à lire mon article de blog : « Le microbiote intestinal, des microbes au service de la vie » pour comprendre le rôle central de notre santé digestif sur notre bien-être.
PHASE 1 – Apaisement et Réparation | Microbiote Intestinal

En cas de troubles digestifs sévères, notamment après les repas (ballonnements, douleurs, gaz, fatigue digestive), il est essentiel de revenir à une alimentation minimaliste afin de soulager l’intestin.
La Phase 1 du protocole consiste à exclure temporairement :
- tous les aliments solides riches en fibres irritantes (crudités, céréales complètes, légumineuses),
- les aliments généralement mal tolérés en cas de muqueuse fragilisée (œufs, produits laitiers, céréales à gluten, amidons, légumineuses),
- ainsi que tous les produits transformés (sodas, pâtisseries, plats industriels, additifs…).
Objectif : mettre le système digestif au repos, diminuer l’inflammation, amorcer la réparation de la muqueuse, et réduire la charge fermentaire (notamment en cas de suspicion de Candida albicans ou de SIBO).
Alimentation | Microbiote Intestinal
On privilégie des aliments liquides ou semi-liquides, hautement nutritifs et faciles à digérer :
Bouillons d’os longuement mijotés (au minimum 2h, plus c’est long mieux sait), idéalement préparés avec des os riches en moelle et des morceaux de viande.
Ces bouillons fournissent du collagène, des acides aminés (glycine, glutamine) et des minéraux biodisponibles, tous essentiels à la réparation de la paroi intestinale.
Ajouter dans le bouillon quelques légumes doux comme la carotte et la betterave, pour un léger apport en glucides, ainsi que des légumes verts (courgette, épinard, poireau) pour tamponner l’acidité des protéines animales et favoriser l’alcalinité.
Consommer des jus frais de légumes à l’extracteur, riches en antioxydants, enzymes et micronutriments sensibles à la chaleur.
Ils permettent de nourrir l’organisme sans surcharge digestive.
On évite les fibres insolubles des légumes crus en ne gardant que le jus.
Porosité | Microbiote Intestinal
L’intestin enflammé ou perméable (leaky gut) réagit souvent aux fibres crues, aux protéines partiellement digérées, et aux sucres rapides.
D’où l’intérêt de ne conserver que la viande (bien cuite), les bouillons, et les jus extraits.
Les œufs et les produits laitiers, bien que riches en protéines, peuvent être hautement immunogènes à ce stade, et donc doivent être écartés temporairement.
La Phase 1 joue donc un rôle fondamental dans la remise à zéro du système digestif.
Elle permet de calmer l’inflammation, réduire l’irritation mécanique et apporter les briques nécessaires à la réparation cellulaire.
Habitudes Saines | Microbiote Intestinal
- Boire de l’eau tiède régulièrement, entre les repas, pour favoriser la digestion et éviter la déshydratation de la muqueuse.
- Mastiquer lentement, même les aliments mous : la mastication active la salivation, améliore la digestion enzymatique et diminue le stress digestif.
- Limiter fortement le sucre, car il favorise la prolifération des levures pathogènes (comme Candida) en cas de dysbiose.
Durée | Microbiote Intestinal :
Cette phase peut durer entre 1 et plusieurs jours, selon la gravité des symptômes.
On la prolonge tant que les signes suivants persistent :
- douleurs digestives après les repas,
- fatigue post-prandiale,
- ballonnements excessifs,
- gaz malodorants,
- selles anormales (molles, diarrhéiques ou collantes).
Dès qu’un soulagement notable est ressenti (réduction de la douleur, meilleur confort intestinal, retour d’une faim saine), on peut envisager de passer à la Phase 2, en réintroduisant prudemment certains légumes bien cuits.
Bouillon de collagène | Microbiote Intestinal
Buvez autant de tasses de bouillon que vous le souhaitez au cours de la journée, tant que cela est bien toléré et ne provoque ni lourdeur ni inconfort digestif.
En général, l’idée est de consommer un minimum de 3 tasses par jour.
Plus vous consommez de bouillon (dans la limite de votre confort digestif), plus vous apportez à votre corps les nutriments essentiels à la réparation de la paroi intestinale : collagène, glutamine, minéraux, acides aminés et acides gras.
Ces éléments agissent comme des « briques de reconstruction » pour renforcer l’intégrité de la muqueuse.
C’est une boisson réparatrice, reminéralisante et anti-inflammatoire.
La Boisson Régénératrice | Microbiote Intestinal
Tout au long de ce protocole – et jusqu’à la restauration complète du système digestif – il est fortement recommandé de continuer à consommer du bouillon chaque jour.
Ce geste simple devient une base de soutien quotidienne pour nourrir, apaiser et renforcer la paroi intestinale.
Le bouillon agit comme un soin en continu pour votre système digestif.
C’est pourquoi il est essentiel de trouver une recette qui vous plaît, aussi bien au goût qu’en texture.
Que ce soit un bouillon plus corsé avec des herbes aromatiques (thym, laurier, romarin) ou une version plus douce aux légumes racines, variez les saveurs pour maintenir le plaisir… et la régularité.
Rappel : la régularité est bien plus importante que la perfection.
Un bouillon maison, même simple, consommé quotidiennement, sera toujours plus bénéfique qu’une cure ponctuelle suivie d’un retour aux habitudes irritantes.
Le Bon Moment pour Démarrer | Microbiote Intestinal
Pour suivre cette première phase dans les meilleures conditions, il est conseillé de la débuter pendant une période de congé ou à un moment où vous avez moins de contraintes professionnelles ou familiales.
La préparation et la consommation des bouillons ne sont pas compliquées, mais pour optimiser les bienfaits de cette phase, il est essentiel de réduire au maximum le stress.
Profitez-en pour pratiquer des activités douces et relaxantes (comme la marche, la méditation ou des étirements) afin de soutenir la régénération du système digestif.
PHASE 2 – Aliment Solide | Microbiote Intestinal

Deuxième phase du protocole, on commence à réintroduire progressivement des aliments solides, à condition qu’ils soient bien cuits.
La consommation de ces fibres présente plusieurs intérêts : elles agissent comme prébiotiques en nourrissant les bonnes bactéries intestinales, améliorent le transit, et contribuent à l’équilibre acido-basique, notamment en contrebalançant l’acidité liée à la consommation de viande.
Pour cela, on sélectionne uniquement des légumes verts et des fruits, en prenant soin de retirer toutes les graines, les pépins et la peau, puis de les cuire suffisamment pour attendrir les fibres et éviter d’irriter la paroi intestinale.
Soluble et Insoluble |Microbiote Intestinal
Dans un premier temps, privilégiez les végétaux riches en fibres solubles, plus douces pour le système digestif (comme la courgette, la carotte cuite, le blanc du poireau ou la pomme et la banane bien mûre).
Une fois que ces aliments sont bien tolérés et n’entraînent plus d’inconfort digestif, on peut commencer à introduire, avec prudence, des légumes verts contenant des fibres insolubles comme le céleri, les choux.
L’objectif de cette deuxième phase est de tester la capacité de la paroi intestinale à tolérer les aliments solides contenant des fibres.
Consommation Aliment Solide | Microbiote Intestinal
- Le premier jour, introduisez 1 cuillère à café d’aliment solide sur un seul repas.
- Le deuxième jour, consommez 1 cuillère à café sur deux repas.
- Le troisième jour, testez 1 cuillère à café à chaque repas.
Ensuite, si tout se passe bien, répétez le processus avec 1 cuillère à soupe, toujours en augmentant petit à petit.
Écoutez votre corps : l’objectif n’est pas de manger beaucoup, mais de vérifier la tolérance digestive sans provoquer d’irritation ou d’inconfort.
Durée de cette phase : entre 3 et 7 jours, selon votre rythme et votre capacité à intégrer progressivement les aliments solides.
PHASE 3 – Fruits Mûrs | Microbiote Intestinal

Une fois que l’introduction des aliments solides cuits ne provoque plus d’inconfort digestif, on passe à l’étape suivante en ajoutant progressivement des fruits mûrs crus.
Les fruits crus sont généralement plus faciles à digérer lorsqu’ils sont bien mûrs, et ils apportent une richesse en micronutriments rapidement assimilables.
Leur teneur élevée en antioxydants et en vitamines thermosensibles (comme la vitamine C) est précieuse pour soutenir à la fois la santé intestinale et la santé générale.
Dans un premier temps, privilégiez les fruits sans peau et sans pépins, comme :
la banane, l’orange, la pomme pelée, la poire bien mûre ou encore la mangue.
Si ces premiers fruits sont bien tolérés, vous pourrez introduire progressivement d’autres fruits plus fibreux ou contenant des graines, comme les fraises, les framboises ou les kiwis, tout en observant les réactions de votre système digestif.
Fruits Mûrs et Dysbiose | Microbiote Intestinal
À noter : Plus un fruit est mûr, plus il sera digeste, mais aussi plus son index glycémique (IG) sera élevé.
Cela peut être un paramètre à surveiller pour les personnes sensibles aux pics de glycémie ou en cas de candidose.
Cette phase permet d’évaluer la capacité du système digestif à tolérer les fruits crus, notamment en cas de prolifération suspectée de Candida albicans ou de fermentation excessive.
L’objectif est de parvenir à consommer plusieurs fruits mûrs au cours de la journée, sans provoquer d’inconfort digestif ni de fermentation excessive (ballonnements, gaz, douleurs).
Les fruits secs (dattes, figues, abricots, raisins…) sont à éviter dans cette phase du protocole, car ils sont souvent traités chimiquement (ajout de glucose, conservateurs, poudres de riz ou de farine pour limiter l’humidité) et leur concentration en sucre est très élevée.
Quand Manger les Fruits Mûrs | Microbiote Intestinal
Certains professionnels déconseillent de consommer les fruits seuls ou en début de repas, pour éviter les pics glycémiques.
D’autres, au contraire, recommandent de les manger à jeun ou en premier, pour favoriser leur digestion rapide et éviter les mauvaises combinaisons alimentaires.
La meilleure approche reste l’écoute de votre corps : testez différentes options, observez vos sensations digestives (ballonnements, énergie, transit…), et adoptez ce qui fonctionne le mieux pour vous.
En gardant à l’esprit que cela peut évoluer dans l’avenir.
Consommation Fruits Mûrs | Microbiote Intestinal
Comme pour la deuxième phase, l’objectif est d’introduire progressivement les fruits mûrs crus, tout en respectant la tolérance de votre système digestif.
Protocole de progression :
- Commencez avec 1 cuillère à café de fruit mûr.
- Puis passez à 1 cuillère à soupe.
- Ensuite, testez la moitié du fruit, en fonction de sa taille.
- Et enfin, si tout se passe bien, vous pouvez consommer le fruit entier.
Adaptez les portions selon le fruit (par exemple : une demi-banane, une petite pomme pelée, etc.) et selon votre ressenti digestif.
Durée de cette phase : environ 3 à 7 jours, selon votre tolérance individuelle et la capacité de votre système digestif à intégrer ces aliments sans inconfort.
PHASE 4 – Légumes Crus | Microbiote Intestinal

Après l’introduction des fruits crus dans la phase précédente, on passe maintenant à la quatrième phase du protocole, qui consiste à introduire petit à petit les légumes crus.
Même si les nutriments contenus dans les légumes crus sont parfois moins bien assimilés que ceux des fruits, leur consommation permet de tester la tolérance de la muqueuse intestinale.
C’est un excellent indicateur du niveau d’inflammation ou d’irritabilité de votre système digestif.
En bonus : manger cru permet aussi de stimuler les gencives et d’améliorer la mastication.
Soluble et Insoluble | Microbiote Intestinal
On peut classer les légumes crus selon leur teneur en fibres (solubles ou insolubles) et leur facilité de digestion.
Il est toujours conseillé de retirer la peau et les graines, qui sont les parties les plus difficiles à digérer.
Légumes très doux et faciles à digérer (début de phase) :
Salade verte (laitue), Mâche, Concombre (épluché, sans graines), Courgette crue (râpée ou finement tranchée)
Légumes un peu plus denses, à introduire ensuite :
Carotte crue râpée, Endive, Chou chinois finement émincé, Betterave crue râpée (en toute petite quantité)
Consommation Légumes Crus | Microbiote Intestinal
Inutile d’en consommer de grandes quantités.
L’idée est de tester la tolérance sans surcharger votre système digestif.
Dans cette quatrième phase, répétez le protocole de progression en introduisant progressivement les légumes crus : commencez par une cuillère à café, puis passez à une cuillère à soupe.
Il n’est pas nécessaire d’en consommer en grande quantité.
L’objectif est simplement de vérifier que vous êtes capable de digérer une cuillère à soupe de légumes crus à chaque repas, sans inconfort digestif.
Cette phase peut durer entre 3 et 7 jours, voire jusqu’à 10 jours selon votre tolérance.
Veillez à bien mastiquer chaque bouchée, et si besoin, râpez finement les légumes crus pour en faciliter la mastication et la digestion.
PHASE 5 – Légumes Amylacés | Microbiote Intestinal

Après la troisième phase dédiée à l’introduction des fruits mûrs crus, on passe maintenant à la cinquième phase, qui consiste à introduire progressivement les légumes amylacés (riches en amidon) tels que la pomme de terre, la patate douce, le panais, le potimarron ou encore le topinambour.
Les amidons sont plus difficiles à digérer que les fruits, mais ils présentent l’avantage de fournir une source d’énergie durable, avec des aliments relativement modérés en index glycémique, utiles pour augmenter l’apport calorique de manière équilibrée.
Quantité Légumes Amidonnés | Microbiote Intestinal
La quantité d’amidons à consommer dépend de votre niveau d’activité physique, notamment de la pratique sportive, de votre métier et de vos objectifs personnels :
Si vous avez une activité sédentaire, êtes en surpoids et réalisez au maximum deux séances de remise en forme par semaine, vous devriez limiter la consommation d’amidons au strict minimum.
À l’inverse, si vous avez le même profil mais êtes en sous-poids, vous pouvez essayer d’augmenter progressivement la quantité d’amidons.
Ainsi, selon vos besoins (perte de poids, maintien ou prise de poids), vous ajusterez la consommation de légumes amylacés, tout en maintenant un apport adapté en protéines et en lipides, en fonction de votre poids de forme.
Consommation Légumes Amidonnés | Microbiote Intestinal
Comme pour les phases précédentes, commencez par une cuillère à café de légumes amylacés cuits, puis augmentez progressivement à une cuillère à soupe, jusqu’à atteindre une portion de la taille d’une paume de main, voire deux paumes si vos besoins caloriques sont plus importants.
Au début de cette cinquième phase, faites toujours cuire les légumes amidonnés et consommez-les chauds, afin de faciliter leur digestion.
Une fois bien tolérés sous cette forme, vous pourrez alors essayer de les consommer froids, après les avoir laissés refroidir plusieurs heures.
Ce refroidissement permet la formation d’amidons résistants.
Amidon Résistant | Microbiote Intestinal
Ces amidons refroidis sont plus difficiles à digérer mais offrent des bienfaits notables : ils agissent comme prébiotiques et ont un effet anti-inflammatoire sur la muqueuse intestinale.
Ils se consomment généralement en salade, par exemple dans une salade pimentaise (pommes de terre froides, herbes, huile d’olive…).
Ces amidons résistants ne sont bénéfiques que si la flore intestinale est déjà renforcée et que la paroi intestinale a été régénérée au préalable.
PHASE 6 – Produits laitiers Fermentés | Microbiote Intestinal

Les produits laitiers ont longtemps été présentés comme des aliments essentiels à la santé osseuse, notamment sous l’influence de l’industrie agroalimentaire.
Aujourd’hui, on observe cependant que de nombreuses personnes développent des troubles liés à leur consommation, notamment à cause de la caséine et du lactose qu’ils contiennent.
Plusieurs causes expliquent ces problèmes de tolérance.
Intolérance Produit laitier | Microbiote Intestinal
Une paroi intestinale fragilisée laisse passer de grosses molécules de caséine et de lactose dans la circulation sanguine, provoquant ainsi des réactions inflammatoires ou immunitaires dans l’organisme.
La qualité du lait moderne est souvent médiocre, notamment en raison des traitements industriels (comme la stérilisation UHT), qui altèrent sa structure et sa digestibilité.
Le mode de consommation : les produits laitiers fermentés sont plus faciles à digérer, car le lactose et la caséine y sont partiellement prédigérés.
La quantité consommée et la fréquence sont également des facteurs clés.
Si certains régimes recommandent de supprimer totalement les produits laitiers, notamment à cause des intolérances, l’approche que je propose vise plutôt à réparer et renforcer le système digestif, afin de retrouver la capacité de les digérer correctement.
En dehors de la propagande nutritionnelle qui les associe exclusivement à la santé des os, les produits laitiers peuvent être intéressants d’un point de vue nutritionnel : lorsqu’ils sont de bonne qualité, ils sont riches en protéines, vitamines et acides gras essentiels.
Consommation Produits Laitiers | Microbiote Intestinal
En suivant le protocole de progression utilisé pour introduire de nouveaux aliments, on commence par des produits laitiers fermentés et crus.
Ils contribuent aussi à rééquilibrer la flore intestinale grâce à leurs ferments naturels.
Commencez avec une cuillère à café de produit laitier fermenté et cru (comme la crème aigre, le kéfir de lait, ou un yaourt maison au lait cru), puis progressez jusqu’à une cuillère à soupe, voire davantage si aucune réaction digestive n’apparaît.
Il n’existe pas de quantité fixe à respecter.
La seule règle est que leur consommation ne doit pas entraîner d’inconfort digestif ni de symptômes d’intolérance.
Pour faciliter la digestion, commencez avec des laits contenant moins de caséine, comme ceux de brebis ou de chèvre, avant de tester progressivement les produits à base de lait de vache.
Cette phase peut s’étaler sur 3 à 7 jours, le temps d’évaluer votre tolérance.
PHASE 7 | Légumineuses | Microbiote Intestinal

Longtemps présentées comme une source idéale de protéines et de nutriments pour les personnes ne consommant pas de viande ou de produits animaux, les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots, etc.) posent pourtant des problèmes digestifs fréquents, en particulier chez les personnes souffrant de perméabilité intestinale.
Inconvénient Légumineuses | Microbiote Intestinal
Ces graines contiennent :
- des anti-nutriments (phytates, lectines) qui gênent l’absorption des minéraux ;
- des fibres difficiles à digérer pour un intestin fragilisé ;
- des résidus de pesticides, selon les modes de culture.
Tout cela les rend inadaptées à une consommation régulière lors d’un protocole de régénération intestinale.
Ne pas en faire un aliment de base
Contrairement à une idée reçue, les viandes, poissons, œufs, mais aussi les fruits, légumes bien tolérés et produits laitiers fermentés sont plus riches en nutriments biodisponibles et bien mieux digérés.
Dans ce protocole, l’objectif n’est pas de consommer des légumineuses tous les jours, mais de réintroduire progressivement ce type d’aliment, 1 à 2 fois par semaine, pour renforcer votre tolérance digestive à long terme.
Consommation Légumineuses | Microbiote Intestinal
Faites tremper les légumineuses au moins 12 heures pour réduire les anti-nutriments.
Rincez-les soigneusement avant cuisson.
Changez l’eau de cuisson au moins une fois.
Reprenez le protocole de progression : commencez par 1 cuillère à café bien cuite, puis augmentez à 1 cuillère à soupe selon votre tolérance.
Légumineuses Germées | Microbiote Intestinal
La germination permet de diminuer partiellement les anti-nutriments et de rendre les nutriments plus assimilables.
Cependant, cela pose deux problèmes :
Les graines germées crues peuvent être irritantes pour une paroi intestinale encore sensible.
Le risque de contamination microbienne (E. coli, salmonelles) augmente en l’absence de cuisson.
Les légumineuses germées peuvent être consommées à petites doses, pour décorer ou enrichir un plat, mais elles ne doivent pas devenir un aliment de base dans cette phase.
PHASE 8 – Céréales sans gluten | Microbiote Intestinal

Après avoir réintroduit les légumineuses, cette phase concerne l’introduction des céréales sans gluten.
L’objectif est d’augmenter progressivement la variété des sources de glucides tout en respectant la capacité digestive de l’intestin.
Céréales Sans Gluten | Microbiote Intestinal
On choisira principalement :
du riz demi-complet, qui offre un bon compromis entre richesse nutritionnelle et faible teneur en résidus.
Le riz blanc, bien que plus digeste, présente un index glycémique élevé, tandis que le riz complet peut contenir des résidus de pesticides dans son enveloppe.
Puis les céréales anciennes qui contiennent moins de gluten que le blé moderne comme du sarrasin, du millet.
Intérêt des Céréales Sans Gluten | Microbiote Intestinal
Les céréales apportent :
- une source d’énergie durable via les glucides complexes ;
- des calories supplémentaires, utiles pour compléter les apports issus des protéines et des graisses animales ;
- une meilleure satiété, notamment pour les personnes actives ou à la recherche d’une prise de poids progressive.
Consommation de Céréales Sans Gluten | Microbiote Intestinal
Comme pour les légumineuses :
Trempez les céréales une nuit dans de l’eau pour réduire les anti-nutriments (acide phytique).
Rincez-les avant cuisson.
Changez l’eau de cuisson au moins une fois pendant la préparation.
Respectez le protocole de progression : commencez par 1 cuillère à café bien cuite, puis passez à 1 cuillère à soupe selon la tolérance.
Céréales Sans Gluten Fermentées | Microbiote Intestinal
Des préparations à base de céréales peuvent être fermentées, ce qui les rend plus digestes et bénéfiques pour le microbiote intestinal.
Exemples :
Miso (à base de riz ou d’orge fermenté avec du soja) ;
Porridges lactofermentés ;
Pains au levain à base de sarrasin ou riz fermenté.
PHASE 9 – Céréales avec Gluten | Microbiote Intestinal

Une fois que les céréales sans gluten sont bien tolérées, on passe à la neuvième phase du protocole : réintroduire progressivement les céréales contenant du gluten.
Gluten et Trouble Digestif et Cognitif | Microbiote Intestinal
Le gluten est une protéine naturellement présente dans certaines céréales (blé, seigle, orge, etc.).
Chez certaines personnes, il provoque des troubles digestifs, mais aussi des effets négatifs sur la santé cognitive et immunitaire.
Chez les personnes atteintes de la maladie cœliaque, la consommation de gluten peut entraîner non seulement des troubles digestifs, mais aussi des troubles psychiques tels que la dépression, l’anxiété, l’hyperactivité, ou encore des difficultés de concentration et un manque d’attention.
Ces effets sont liés à l’inflammation chronique provoquée par la perméabilité intestinale et la réponse immunitaire anormale au gluten, qui peuvent impacter le système nerveux et le cerveau.
L’agro-industrie a considérablement modifié les céréales modernes pour augmenter leur teneur en gluten, afin d’améliorer la texture des pains, des gâteaux et des pâtes.
Résultat : une digestion plus difficile, surtout pour les intestins fragiles.
Ayant eu une expérience professionnelle en boulangerie, je peux affirmer que les baguettes à base de farine blanche et de levure, en plus de devenir dures comme de la pierre en moins de 24 heures ou au contraire de ramollir, contiennent souvent des additifs utilisés pour la conservation de la farine qui peuvent nuire à la santé.
À l’inverse, le pain au levain avec de la farine demi complet se conserve mieux dans le temps et est également plus digeste.
Et personnellement, je le trouve bien meilleur.
Consommation Céréales aux Gluten | Microbiote Intestinal
Commencez avec du pain au levain, fabriqué à partir de farines anciennes : seigle, petit épeautre, avoine, orge, millet, ou à défaut une farine demi-complète de blé (T80).
Privilégiez les produits de boulangers artisanaux qui cultivent eux-mêmes leurs céréales, pour garantir la qualité du pain.
Ensuite, réintroduisez progressivement des céréales brutes non fermentées, issues de variétés anciennes, avant éventuellement les céréales modernes.
Quantité Céréales aux Gluten | Microbiote Intestinal
Les céréales sont une source de glucides.
Il est donc conseillé de modérer leur consommation, surtout si l’on cherche à stabiliser sa glycémie, éviter les ballonnements ou perdre du poids.
Priorisez toujours les céréales anciennes et le pain au levain artisanal, bien plus digestes et intéressants sur le plan nutritionnel.
PHASE 10 – Produits Transformés | Microbiote Intestinal

À ce stade du protocole, votre système digestif est désormais prêt à se défendre contre la majorité des agressions provenant de molécules indésirables ou toxiques.
Les remparts sont reconstruits – votre barrière intestinale est renforcée – et l’équilibre de votre microbiote est restauré : vous êtes en mesure de tolérer des écarts alimentaires, sans que cela ne déclenche d’inconfort majeur.
Alimentation & Vie Sociale | Microbiote Intestinal
Les relations humaines jouent un rôle essentiel dans le bien-être, mais elles impliquent souvent des repas à l’extérieur, des déplacements et des invitations qui vous exposeront tôt ou tard à des aliments transformés.
Il est donc crucial de savoir distinguer les différents types de produits transformés :
1. Les produits transformés « maison »
– Réalisés à partir d’ingrédients bruts, avec peu ou pas d’additifs.
– Exemples : gâteaux faits maison sans gluten ni produits laitiers, plats préparés chez des traiteurs de qualité.
– Attention : certains plats « maison » peuvent contenir des huiles végétales raffinées et être cuits à haute température, ce qui est délétère pour la santé.
– Ainsi vous pouvez très bien réalisé des gâteaux maisons à partir d’aliments bruts en respectant la phase dans laquelle vous êtes.
C’est à dire que si vous êtes à la phase 6 avec l’introduction des produits laitiers, vous pouvez faire un gâteaux ou des plats sans produits laitier ou en les limitants.
2. Les produits transformés industriels
– Contiennent souvent des additifs problématiques (sirop de glucose, huiles végétales hydrogénées, conservateurs nitrés).
– Souvent riches en gluten, produits laitiers de mauvaise qualité, et perturbateurs endocriniens.
– Cependant, il existe des exceptions : certains produits industriels, comme les boîtes de maquereaux nature, sont sans additifs.
Produits Industriels | Microbiote Intestinal
Les produits ultra-transformés ne sont pas un bon investissement pour votre santé, même si votre système digestif est renforcé.
Ils peuvent facilement recréer un terrain inflammatoire, créer des carences et dégrader votre flore intestinale avec le temps.
Le piège courant : par facilité, par manque d’énergie ou de connaissances, on réchauffe un plat préparé de calorie vide dans son emballage plastique au micro-ondes.
Cette habitude favorise la fatigue intellectuelle et physique, réduisant la motivation à préparer des repas nutritifs, et alimentant un cercle vicieux :
je mange mal, je suis fatigué, ma paresse me pousse encore à manger mal et ainsi de suite…
Habitudes Saines | Microbiote Intestinal
Même si vous êtes désormais capable de tolérer quelques écarts, la consommation régulière de produits industriels (gâteaux, bonbons, plats préparés) reste déconseillée :
– sur le plan nutritionnel,
– pour votre santé à long terme,
– et même en termes de qualité/prix et de plaisir gustatif.
Votre corps mérite mieux.
Favorisez les aliments le plus frais possible, bruts, et préparés avec soin, en ajustant les macro-nutriments en cohérence avec vos besoins et vos objectifs, pour entretenir durablement votre santé digestive et générale.
Le Mercosur étant signé, nous exposant à des produits non soumis aux normes européennes et françaises, il est plus que jamais recommandé d’acheter ses aliments aux plus proches du producteurs locales.
J’ai fais d’ailleurs une vidéo avec le titre « Résistance Paysanne » dans laquelle je fais la synthèse concernant la DNC, le mercosur et l’agriculture française.
MANGER SAINEMENT | Microbiote Intestinal

L’objectif de cet article est de vous transmettre des principes essentiels, avec recul et perspective, pour vous proposer une approche différente de ce que l’on entend habituellement dans les discours classiques autour de l’alimentation.
Ce protocole de régénération intestinale, conçu pour restaurer la paroi intestinale et rééquilibrer la flore bactérienne, reflète pleinement ma vision de concevoir un programme de Remise en Forme.
Contrairement aux régimes alimentaires et aux programmes de musculation « clés en main », déjà tout faits, mon approche repose sur le partage de principes fondamentaux.
Pourquoi ?
Parce que je souhaite vous partager mon approche, qui offre un cadre souple et adaptable, dans lequel nous pouvons ajuster notre alimentation et notre pratique physique selon nos capacités, nos besoins et notre rythme.
Vous avez ainsi à votre disposition les connaissances et les outils pour avancer en autonomie et progresser tout au long de votre parcours.
Avec FormAthlète, on apprend à découvrir le pouvoir que l’on a sur soi-même, pour bâtir un corps en meilleure forme.
Retrouvez toutes les séries de vidéos sur la santé du microbiote intestinal dans la playlist « Santé Microbiote Intestinal ».


