CQP IF PERSONNAL TRAINEUR
Joffrey : Après les différents modules de formation, est-ce que tu as trouvé qu’il y avait des différences marquantes par rapport à d’autres formations que tu connaissais ?
William : Oui, clairement. Ce qui m’a le plus marqué, ce sont les intervenants. Chez ENCP de brest, nous avons eu la chance d’être accompagnés par de nombreux professionnels du métier.
Ce n’était pas seulement un ou deux formateurs. Nous avons rencontré plusieurs coachs sportifs expérimentés, avec parfois plus de vingt ans de carrière. Chacun est venu partager son expérience, son parcours et sa vision du métier.
En plus des cours en présentiel, nous avions également des interventions en visioconférence tous les mercredis.
Joffrey : Ces visioconférences étaient-elles réalisées en direct ?
William : Oui, tout à fait. Les intervenants se connectaient en direct depuis leur domicile ou leur salle de sport.
Ils ne faisaient pas uniquement de la théorie. Ils expliquaient également leur parcours professionnel, les difficultés rencontrées au début de leur carrière, leur évolution et les stratégies qui leur ont permis de réussir.
C’était très enrichissant, car chaque coach avait une expérience différente. Certains avaient développé une activité très rentable, tandis que d’autres racontaient un parcours plus difficile. Tous avaient cependant le même message : il faut être persévérant et ne pas abandonner durant les premières années.
Ce retour d’expérience est extrêmement motivant lorsqu’on souhaite devenir coach sportif.
COACH CQP IF
Joffrey : William, merci d’avoir accepté cette interview pour partager ton expérience de la formation CQP IF Personal Training.
William : Merci à toi pour l’invitation. Avec plaisir ! J’espère que mon témoignage pourra aider les personnes qui hésitent encore à se lancer dans cette formation.
Joffrey : Pour apporter un peu de contexte, lorsque j’ai obtenu mon diplôme, le CQP IF n’existait pas encore.
À l’époque, j’avais suivi le CQP AGEE (Activités Gymniques d’Entretien et d’Expression), une formation principalement orientée vers l’animation de cours collectifs et le renforcement musculaire.
Dans mon cas, cela correspondait parfaitement à mon projet professionnel. Je travaillais essentiellement en musculation au poids du corps et en préparation physique. Je n’avais donc pas besoin de suivre un BPJEPS AF, davantage destiné aux coachs souhaitant intervenir sur les plateaux de musculation et réaliser du coaching traditionnel en salle.
Le CQP AGEE représentait une excellente porte d’entrée dans le secteur du fitness et m’a permis de commencer rapidement mon activité.
Aujourd’hui, avec la création du CQP IF (Instructeur Fitness), la formation a évolué pour répondre davantage aux besoins actuels des coachs sportifs et des Personal Trainers.
QU’EST CE QUE LE CQP IF ?
Joffrey : Tu as suivi le CQP IF Personal Trainer durant l’année 2025-2026, tandis que moi, je l’ai effectué en 2024-2025. Nous nous sommes rencontrés à la salle Training Park et, en discutant de nos parcours, nous nous sommes rapidement rendu compte que la formation avait déjà évolué.
Lorsque je t’ai expliqué mon expérience et mon projet professionnel, tu m’as d’ailleurs fait remarquer que plusieurs éléments avaient changé depuis ma promotion.
William : Oui, c’est vrai. Le programme reste basé sur les mêmes fondamentaux, mais certains aspects de la formation ont été revus.
Par exemple, je ne sais pas comment cela se passait pour toi, mais dans notre promotion, la mono-option Personal Trainer imposait 210 heures de stage obligatoire.
Joffrey : C’est d’ailleurs un point important à préciser : l’organisation du CQP IF peut varier selon l’organisme de formation.
Certaines structures proposent deux jours de cours par semaine au centre de formation, complétés par deux jours de stage en entreprise.
William : Chez nous, l’organisation était différente.
Nous avions une semaine complète de formation chaque mois à l’ENCP de Brest. En dehors de ces semaines en présentiel, nous participions tous les mercredis à des cours en visioconférence, aussi bien le matin que l’après-midi.
Les matinées étaient principalement consacrées aux matières théoriques comme l’anatomie, la physiologie ou encore la biomécanique.
Nous avions également de nombreux intervenants extérieurs qui venaient partager leur expérience professionnelle. Ils expliquaient leur parcours, les difficultés rencontrées lors de leurs débuts, mais aussi les solutions qu’ils avaient trouvées pour développer une activité rentable.
J’ai trouvé ces échanges particulièrement intéressants, car ils permettent de mieux comprendre la réalité du métier de coach sportif. On réalise rapidement que vivre de cette profession demande du temps, de la persévérance et une véritable stratégie de développement.
CQP IF chez ABD Formation
Joffrey : De mon côté, j’ai suivi le CQP IF chez ABD Formation, à Nantes, avec Aurélien Broussal.
L’organisation était différente. Nous avions un peu plus d’une dizaine de jours de formation en présentiel, puis chacun gérait ses heures de stage en fonction de son emploi du temps, à condition de respecter le volume demandé pour l’examen.
En mono-option Personal Trainer, la formation représentait 287 heures au total, dont 210 heures de stage obligatoire.
Cette organisation offrait une certaine souplesse, tout en permettant d’acquérir une expérience de terrain indispensable avant l’examen final.
William : Oui, c’est exactement la spécialité que j’ai choisie : la mono-option Personal Trainer, orientée vers la musculation et le coaching individualisé.
BPJEPS VS CQP IF ?
Joffrey : Une question revient souvent chez les personnes qui souhaitent devenir coach sportif : pourquoi avoir choisi le CQP IF plutôt que le BPJEPS AF ?
William : Plusieurs raisons ont motivé mon choix.
La première, c’est la durée de la formation. Le CQP IF est une formation relativement courte, puisqu’elle se déroule sur environ cinq mois. Le rythme est soutenu, le programme est dense et demande beaucoup d’investissement personnel, mais cela permet d’obtenir rapidement les compétences nécessaires pour commencer à exercer.
Mon objectif était clair : obtenir une qualification professionnelle dans les meilleurs délais afin de pouvoir vivre de ma passion et développer mon activité de coach sportif. J’avais également le projet d’ouvrir une salle de sport, donc je ne souhaitais pas consacrer plus d’un an à une formation.
CQP IF ou BPJEPS AF : quelles différences ?
Le BPJEPS Activités de la Forme (AF) est une formation plus longue, généralement organisée sur environ une année, voire davantage selon les organismes de formation et le rythme d’alternance.
Le contenu est également plus développé et s’adresse à un public souhaitant acquérir une formation plus approfondie sur différents aspects du métier.
À l’inverse, le CQP IF est conçu pour permettre une insertion professionnelle plus rapide. Il constitue une excellente porte d’entrée dans le secteur du fitness, notamment pour les personnes qui souhaitent exercer comme Personal Trainer, coach sportif indépendant ou salarié en salle de sport.
William : Lorsque j’ai comparé les deux formations, le choix s’est fait assez naturellement.
Le format du CQP IF correspondait parfaitement à mon projet. En plus d’être plus court, son coût était également plus accessible que celui du BPJEPS AF.
Je voulais pouvoir commencer à travailler rapidement, acquérir de l’expérience sur le terrain et continuer à développer mes compétences au fil de ma carrière.
Joffrey : Finalement, tout dépend du projet professionnel de chacun.
Le CQP IF et le BPJEPS AF ne s’adressent pas exactement au même profil. L’important est surtout de choisir la formation la plus adaptée à ses objectifs, à son budget et au temps que l’on souhaite consacrer à sa reconversion ou à son entrée dans le métier de coach sportif.
RECONVERSION PROFESSIONNEL CQP IF
Joffrey : Avant de te lancer dans la formation CQP IF, tu étais déjà passionné par le fitness.
William : Oui, je pratique la musculation depuis 2020. Cela fait maintenant presque six ans que je m’entraîne régulièrement.
Au fil des années, ma passion a beaucoup évolué. Au départ, je voulais simplement progresser physiquement. Puis, petit à petit, je me suis intéressé à la nutrition, à l’anatomie et au fonctionnement du corps humain.
On comprend pourquoi certains exercices sont plus adaptés que d’autres, comment les muscles travaillent, comment prévenir les blessures et optimiser sa progression. Finalement, on découvre une autre facette du fitness, beaucoup plus technique et passionnante.
C’est cette curiosité qui m’a donné envie d’aller plus loin et de transformer ma passion en véritable métier.
Joffrey : Ton objectif est donc d’en faire ton activité professionnelle ?
William : Oui, complètement.
Avant cette reconversion, j’étais manutentionnaire. C’était un métier très physique, où je sollicitais mon corps toute la journée.
Un jour, je me suis dit qu’il existait peut-être une manière plus épanouissante d’utiliser mes capacités physiques. Comme le sport occupait déjà une place importante dans ma vie, le métier de coach sportif s’est rapidement imposé comme une évidence.
Notre rencontre à Training Park a également joué un rôle dans cette réflexion.
En observant les coachs travailler, j’ai découvert une dimension que je ne connaissais pas. J’aimais leur capacité à expliquer le fonctionnement du corps, à corriger les mouvements et à transmettre leurs connaissances.
À l’époque, je ne m’intéressais pas vraiment à l’anatomie. Aujourd’hui, je trouve fascinant de comprendre pourquoi un exercice sollicite davantage le grand dorsal, les pectoraux ou les fessiers, et comment adapter un programme à chaque personne.
C’est en voyant des coachs exercer leur métier avec passion que j’ai compris que je voulais suivre le même chemin.
Joffrey : Je pense qu’il y a aussi une qualité indispensable : aimer le contact avec les gens.
Au-delà des connaissances techniques, le métier de coach sportif repose énormément sur la relation humaine. Il faut apprécier l’échange, savoir écouter, accompagner et motiver les personnes que l’on suit.
C’est cette combinaison entre les compétences techniques, la pédagogie et les qualités humaines qui fait toute la richesse du métier de coach sportif.
DÉVELOPPEMENT PERSONNEL CQP IF
William : De mon côté, j’avais déjà une expérience dans le commerce lorsque j’étais plus jeune. J’étais donc assez à l’aise pour communiquer avec les gens.
En revanche, j’ai trouvé intéressant de voir que, durant la formation, les formateurs ne travaillent pas uniquement les compétences techniques.
À l’ENCP de Brest, ils accompagnent aussi les stagiaires sur leur communication et leur aisance à l’oral.
Même une personne timide ou réservée est progressivement mise en confiance. Les formateurs proposent de nombreuses mises en situation : prise de parole devant un groupe, présentation face à une caméra, animation d’un cours ou encore échanges avec les autres stagiaires.
J’ai trouvé cette approche particulièrement intéressante. On voit réellement les personnes évoluer au fil des mois. Certaines arrivent très discrètes et repartent beaucoup plus sûres d’elles.
William : Il y a une véritable dimension de développement personnel.
Bien sûr, on apprend la musculation, l’anatomie, la physiologie et la programmation de l’entraînement. Mais on apprend aussi à communiquer, à prendre confiance en soi et à s’exprimer devant un public.
Pour moi, c’est un point essentiel, car le métier de coach sportif ne consiste pas uniquement à posséder des connaissances. Il faut également savoir les transmettre.
Cette progression sur le plan humain m’a vraiment marqué pendant la formation.
William : C’est un aspect souvent sous-estimé.
On peut avoir d’excellentes connaissances en anatomie ou en entraînement, mais si l’on manque totalement d’assurance, il devient difficile d’inspirer confiance à ses clients.
Un coach doit être capable de guider, d’expliquer, de corriger et parfois même de rassurer la personne qu’il accompagne.
Joffrey : Exactement.
Je me souviens d’un intervenant qui nous avait donné un conseil juste avant les examens.
Il nous avait dit : « Affirmez-vous et ayez confiance en vous. »
L’idée n’était pas de tout savoir parfaitement, mais de montrer que l’on est capable d’assumer ses choix et de les expliquer avec conviction.
Cette confiance est essentielle, aussi bien pendant les examens que dans la vie professionnelle.
Joffrey : Finalement, chacun possède sa propre personnalité.
Certaines personnes sont naturellement très à l’aise, tandis que d’autres ont besoin de plus de temps pour prendre confiance.
William : Et c’est justement l’un des intérêts de ce type de formation.
Grâce aux nombreux exercices pratiques et aux mises en situation, on progresse naturellement dans sa communication.
Au fil des semaines, on apprend à mieux gérer son stress, à prendre la parole plus facilement et à développer une posture professionnelle.
C’est un véritable atout pour tous ceux qui souhaitent devenir coach sportif, notamment lorsqu’ils sont en reconversion professionnelle et n’ont jamais eu l’habitude de s’exprimer devant un groupe ou de conseiller des clients.
STAGE CQP IF
Joffrey : Après les semaines de formation, tu devais également effectuer ton stage. Dans quelles structures l’as-tu réalisé ?
William : J’ai choisi d’effectuer mon stage dans deux salles de sport différentes afin de découvrir plusieurs approches du métier.
J’ai d’abord réalisé 97 heures de stage chez Elancia à Lannion, puis les 113 heures restantes à L’Orange Bleue de Morlaix, soit un total de 210 heures, comme prévu dans le cadre de la formation.
Le hasard a aussi joué un rôle puisque ma compagne habite à Morlaix, ce qui facilitait mon organisation pour la seconde partie du stage.
Joffrey : C’est un choix particulièrement intéressant, car ces deux enseignes proposent des approches très différentes du coaching.
D’un côté, Elancia est davantage orienté vers le sport-santé et l’accompagnement du bien-être. De l’autre, L’Orange Bleue est plus axé sur la musculation, la remise en forme et l’entraînement.
Finalement, tu as pu découvrir deux façons de travailler totalement complémentaires.
William : Exactement.
Chez Elancia, j’étais accompagné par ma tutrice, Opérine, qui m’a beaucoup appris sur l’accompagnement des personnes ayant des douleurs, des limitations physiques ou certaines pathologies.
J’y ai découvert tout l’aspect sport-santé : savoir adapter les exercices, rassurer les pratiquants et proposer un accompagnement personnalisé, notamment auprès d’un public plus âgé.
C’était un domaine que je connaissais très peu avant mon stage, et j’ai énormément appris.
La seconde partie de mon stage, à L’Orange Bleue de Morlaix, était très différente.
Ma tutrice, Aurore, insistait davantage sur les aspects techniques du métier : le choix des exercices, l’utilisation des machines, les postures, les consignes de sécurité et surtout la capacité à justifier chacun de ses choix.
Pourquoi proposer cet exercice plutôt qu’un autre ? Comment adapter la charge ou le mouvement ? Quels muscles sont sollicités ?
J’ai vraiment approfondi mes connaissances en musculation et en programmation de l’entraînement.
Deux publics, deux expériences complémentaires
Joffrey : Tu as également rencontré des profils de pratiquants très différents.
William : Oui, complètement.
Chez Elancia, le public était majoritairement composé de personnes souhaitant améliorer leur santé, reprendre une activité physique ou gérer certaines douleurs.
À L’Orange Bleue, la clientèle était généralement plus jeune, davantage orientée vers la musculation, le développement physique ou la remise en forme.
Les attentes étaient différentes, tout comme la manière de coacher.
Joffrey : Finalement, le fait d’avoir réalisé ton stage dans deux structures t’a permis d’élargir considérablement ton expérience.
Tu as découvert deux publics, deux philosophies et deux méthodes de travail.
William : Exactement.
Avec le recul, je recommande cette approche à tous les futurs candidats du CQP IF.
Multiplier les expériences permet de développer sa capacité d’adaptation et d’acquérir une vision beaucoup plus complète du métier de coach sportif.
J’ai énormément apprécié ces deux stages, car chacun m’a apporté des compétences différentes et complémentaires. C’est certainement l’une des expériences les plus enrichissantes de toute la formation.
QUEL EST LE TARIF DU CQP IF ?
Joffrey : Lorsque tu as décidé de te lancer dans la formation CQP IF, quel était le coût de la formation ?
William : En mono-option Personal Trainer, le tarif était d’environ 4 305 €.
Pour la double option (Personal Trainer et Cours Collectifs), il fallait compter environ 6 400 €.
Au départ, je souhaitais suivre la double option afin d’obtenir les deux qualifications. Malheureusement, une importante réparation de voiture, d’environ 3 000 €, a complètement modifié mon budget.
J’ai donc choisi de me concentrer sur la mono-option Personal Trainer, qui correspondait également à mon projet professionnel.
Mon objectif est de développer une activité de coaching sportif, notamment à domicile dans le cadre des Services à la Personne (SAP), puis, à plus long terme, d’ouvrir une salle de sport avec mon meilleur ami, déjà diplômé en musculation et en cours collectifs.
Comment financer le CQP IF ?
Joffrey : As-tu réussi à financer la totalité de ta formation ?
William : Oui.
J’ai utilisé en premier lieu mon Compte Personnel de Formation (CPF), qui couvrait un peu plus de 3 000 €.
Pour le reste, je me suis tourné vers France Travail.
À cette période, on m’a demandé de suivre un parcours d’accompagnement intitulé « Retravailler dans l’Ouest ». Cette formation avait pour objectif de valider mon projet professionnel et d’évaluer ma demande de financement.
Pendant environ deux mois, je participais régulièrement à des ateliers, des entretiens et différents tests d’orientation.
Malheureusement, une fois cette étape terminée, France Travail m’a informé que les budgets étaient déjà épuisés pour l’année et qu’il aurait fallu déposer le dossier plus tôt.
Heureusement, je me suis ensuite renseigné auprès de la Région Bretagne.
Les démarches ont été relativement simples. Après avoir pris contact avec leurs services et rempli les documents demandés, la Région a accepté de financer les 1 500 € qu’il me restait à payer.
Au final, la totalité de ma formation a été financée grâce à un cumul entre mon CPF et l’aide de la Région Bretagne.
Les démarches sont-elles compliquées ?
Joffrey : Les démarches administratives étaient-elles compliquées ?
William : Honnêtement, non.
J’ai trouvé les informations sur Internet, contacté les bons interlocuteurs, rempli les formulaires demandés et le dossier a été traité assez rapidement.
Le plus important est de se renseigner suffisamment tôt afin de connaître toutes les aides auxquelles on peut prétendre.
Joffrey : As-tu bénéficié d’une aide pour tes déplacements ou ton hébergement ?
William : Non, je n’en ai pas fait la demande.
J’étais hébergé à Morlaix pendant une partie de la formation, ce qui limitait déjà une bonne partie de mes frais de transport.
Les aides à la mobilité peuvent réduire le coût de la formation
Joffrey : C’est un point important à souligner.
Pour les personnes qui suivent une formation loin de leur domicile, il existe parfois des aides à la mobilité, notamment via France Travail, sous réserve de remplir les conditions d’éligibilité.
Ces aides peuvent contribuer à financer une partie des frais de transport, de carburant ou encore d’hébergement pendant la formation.
En revanche, elles sont généralement versées après la formation, une fois les justificatifs (factures, attestations de présence, notes de frais…) transmis.
Lorsque j’ai suivi ma propre formation chez ABD Formation, à Nantes, personne ne m’avait informé de l’existence de ces dispositifs.
J’ai découvert ces aides en effectuant moi-même des recherches.
Pourtant, elles peuvent représenter un véritable coup de pouce financier lorsque l’on doit se loger plusieurs jours sur place, réserver un hébergement ou effectuer de nombreux kilomètres.
C’est pourquoi je conseille à tous les futurs candidats au CQP IF de se renseigner en amont auprès de France Travail, de leur Conseil régional et de leur organisme de formation afin de connaître l’ensemble des solutions de financement disponibles.
TEST D’EXIGENCE PRÉALABLE (TEP) du CQP IF
Joffrey : Une fois le financement validé, il reste une étape importante avant d’intégrer la formation : les tests d’exigences préalables (TEP).
William : Avant même le début de la formation, nous devions effectivement réussir une première épreuve pratique. Cette mise en situation permet de vérifier que les candidats possèdent déjà un niveau technique suffisant pour entrer en formation.
William : Dans notre cas, les tests prenaient la forme d’un circuit composé de quatre mouvements fondamentaux :
- le squat ;
- le développé couché (bench press) ;
- le soulevé de terre (deadlift) ;
- les fentes.
Pour chaque exercice, une charge minimale était demandée, calculée en fonction des critères définis par l’organisme de formation.
Concernant les fentes, nous avions le choix entre une exécution avec une barre olympique ou avec des haltères. Elles pouvaient être réalisées en alternant les jambes ou en effectuant toutes les répétitions d’un côté avant de changer.
Pour le développé couché, la principale consigne était de conserver une exécution propre, sans pontage excessif.
Au squat, l’objectif était d’atteindre une profondeur d’environ la parallèle afin de valider le mouvement.
Joffrey : C’est intéressant, car mon expérience a été un peu différente.
J’ai passé les TEP dans deux organismes de formation différents, notamment à Rennes puis à Nantes, et les modalités d’évaluation n’étaient pas exactement les mêmes.
À Rennes, par exemple, les candidats passaient un exercice à la fois. Tout le groupe réalisait les squats, puis l’ensemble passait au développé couché, ensuite au soulevé de terre, etc.
Cette organisation facilitait l’évaluation et permettait aux candidats de récupérer entre les ateliers.
Lors de mon second passage, le fonctionnement ressemblait davantage à un véritable circuit, avec un effectif plus réduit.
Joffrey : J’avais également dû réaliser un épaulé-jeté lors de mes tests d’entrée.
De mémoire, la technique demandée variait légèrement selon l’organisme.
Vous n’aviez pas cette épreuve ?
William : Non.
Pourtant, cette possibilité figurait dans les informations que nous avions reçues avant les tests.
J’avais même pris le temps de me renseigner auprès du responsable de la formation afin de savoir s’il fallait préparer ce mouvement.
Finalement, le jour des épreuves, l’épaulé-jeté n’a pas été demandé.
Cela montre que les contenus des TEP peuvent légèrement varier selon les centres de formation.
En revanche, les mouvements fondamentaux comme le squat, le développé couché et le soulevé de terre restent des incontournables.
Joffrey : Finalement, comment cela s’est-il passé pour votre promotion ?
William : Très bien.
Nous étions une quinzaine de candidats et tout le monde a validé les tests.
L’ambiance était excellente. Dès le premier jour, une véritable cohésion s’est créée entre les stagiaires.
Nous avons rapidement constitué un groupe de discussion afin de nous entraider, partager les informations et nous soutenir tout au long de la formation.
Joffrey : J’ai vécu exactement la même chose.
Lors des deux sessions auxquelles j’ai participé, les candidats s’encourageaient mutuellement pendant les épreuves.
Finalement, c’est assez logique : lorsque l’on réunit des personnes qui souhaitent devenir coach sportif, on retrouve naturellement un esprit d’entraide et de bienveillance.
William : C’est exactement ça.
L’encouragement fait partie intégrante du métier de coach sportif. Cette atmosphère positive était déjà présente dès les tests d’entrée, et elle a continué tout au long de la formation.
Pour obtenir la vidéo complète de l’interview avec William en plus de 20 vidéos ainsi qu’un PDF de 360 pages sur la formation du CQP IF Instructeur de Fitness, découvrez mon carnet d’élève.


